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 Emmène moi avec toi voir les oiseaux ! [Hong Kong]

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MessageSujet: Emmène moi avec toi voir les oiseaux ! [Hong Kong] Mer 8 Aoû - 20:30

"Dis Chanchan, tu m'emmèneras au Marché aux Oiseaux un jour aru ? Je voudrais bien les voir aru ! Ils ont l'air tellement beaux aru !"

"Dis tu promets qu'un jour tu m'emmèneras voir les oiseaux aru ? Tu m'as dit qu'il y en avait pleins aru !"


"Chanchan, je veux voir les oiseaux aru ! Je veux les toucher aru !"

"S'il te plaît Chanchan, on ira au Marché aux Oiseaux aru ? T'as promis qu'on irait un jour aru !"

"C'est vrai aru ? Promis juré aru ? On ira voir les oiseaux aru ? Je pourrai les toucher aru ?"

"Chanchan, n'oublie pas aru ! Demain on va voir les oiseaux aru ! T'as promis aru !"


Depuis le temps qu'elle insistait. La chinoise avait enfin réussi à convaincre sa jeune soeur de l'emmener au Marché aux Oiseaux, à Hong Kong, sa Nation. La façon dont sa petite Chanchan décrivait ce marché était juste incroyable. La chinoise s'était souvent imaginée des milliers d'oiseaux de toutes les couleurs. Des rouges. Des verts. Des jaunes. Des bleus. Des roses. Des noirs et blancs. Des grands. Des petits. Des chantant. Des bruyants. Des malins. Des majestueux. Ce devait être un endroit magnifique. Magique même. Chine aimait tellement les oiseaux, les couleurs, le bruit. Ca lui rappelait son chez elle. Avec ses frères et soeurs. Sa maison, c'était un endroit magique. Parce que là bas, il y avait tout ce qu'elle aimait le plus au monde. Parce que c'était son endroit rien qu'à elle. Son petit coin de paradis. Parce que là bas il y avait ce petit quelque chose qui la rendait heureuse sans réelle explication. Parce que là bas, elle était toujours émerveillée. Même devant un enfant qui criait. Une goutte de pluie qui s'écrasait contre la fenêtre. Un nuage qui passait.

Pourquoi ?

Parce que. Tout simplement. Parce qu'ils étaient tous là. Parce qu'elle était là. Parce que leur présence la rendait heureuse. Parce que sa présence suffisait à illuminer sa journée. Parce qu'elle profitait du temps où ils étaient encore là. Parce qu'elle savait qu'elle resterait toujours avec elle. Parce que les fils se défont. Parce que d'autres sont indestructibles. Parce que leurs rires emplissaient la maison. Parce que son sourire la réchauffait. Parce qu'ils étaient tous très importants. Parce qu'elle était indispensable. Parce qu'elle leur dirait adieu un jour. Parce qu'elle ne lui dirait jamais au revoir. Parce qu'ils étaient ensembles. Parce qu'elles ne se sépareraient jamais. Parce qu'ils étaient merveilleux. Parce qu'elle était la magicienne. Parce qu'ils étaient le paradis. Parce qu'elle en était la clé.

Parce qu'elle les aimait plus que tout.
Parce qu'elle l'aimait plus encore.

"Chanchan, t'as promis aru !"

"Chanchan, t'oublieras pas de te réveiller aru !"

"J'aimerai pouvoir voler comme les oiseaux aru ! Pas toi aru ? Oh, je voudrai tellement voir ce marché dont tu m'as parlé aru !"

"Chanchan, tu aimes les oiseaux aru ? On pourra aller les voir pas vrai aru ?"

"Regarde cet oiseau dehors aru. Tu crois qu'il y en a des comme ça chez toi aru ?"

"Traine pas au lit demain matin aru !"


Elle allait enfin les voir. Les oiseaux. Les fameux oiseaux qui la faisaient tant rêver. En même temps, dans combien d'endroits pouvait-on voir des oiseaux. Par centaine. Par millier. Tous différents et tous réunis en un seul et même endroit ? Combien ? Qui ne rêverait pas de voir une telle chose ? Quel enfant n'a jamais rêvé en voyant voler un oiseau ? Quel adulte n'est pas devenu nostalgique en voyant un oiseau dans le ciel ? Qui n'a jamais lancé d'avion en papier pour rejoindre les oiseau ? Qui n'a jamais joué avec un cerf volant ? Qui n'a jamais voulu voler ? Qui n'a jamais voulu rejoindre les oiseaux ? Au moins une fois ? Même si l'on était mieux chez soi. Avec ses amis, sa famille, ceux que l'on aime, rejoindre les nuages, s'allonger dessus et rêver longuement dessus, on y a tous pensé. Une fois. Deux. Trois. Même plus. D'ailleurs, pourquoi croit on que le paradis est dans le ciel ? Au milieu des nuages ? Car tout le monde en a rêvé.

Chine sautillait partout dans sa chambre. Elle criait partout "Les oiseaux aru ! Les oiseaux aru !" tout en enfilant un qipao rouge brodé soigneusement par ses soins. Elle attacha ses longs cheveux en deux macarons de taille égale avec deux élastiques rouges avant d'aller manger. "Les oiseaux aru. Les oiseaux aru." chantonnait-elle. "Je vais voir les oiseaux aru". Elle mangeait son bol de riz. Elle rangea la vaisselle correctement. "Les oiseaux avec Chanchan aru. Je vais voir les oiseaux avec Chanchan aru !" Elle remonta dans sa chambre pour vérifier que sa robe était bien mise. Elle sourit. C'était impeccable. Elle n'avait plus qu'à trouver sa petite Chanchan pour enfin aller voir les oiseaux. Elle chantonnait toujours "Les oiseaux aru.".

Chunyan était impatiente. 4 000 ans. Et pourtant, elle gardait ces rêves d'enfants. Elle continuait à lire et à aimer les contes. Elle continuait à avoir peur du noir et de la solitude. Elle continuait à aimer les peluches. Elle continuait à dormir avec. Elle continuait à vouloir qu'on la prenne des heures dans les bras. Elle continuait à s'émerveiller face aux petits animaux. Elle continuait à trouver une forme aux nuages. Elle continuait à s'inventer des histoires, à croire que lorsqu'il pleut, c'est un nuage qui pleure. Que l'eau de mer est salée parce qu'une étrange invention est tombée à l'eau. A croire que la méchanceté à l'état pur ça n'existe pas. Que ceux qu'elle n'aime pas sont mauvais. Que ceux qu'elle aime sont les êtres les plus extraordinaires que la Terre n'aie jamais portés. A être déçue et étonnée lorsqu'on la laisse tomber. Elle continue à penser que demain sera meilleur qu'aujourd'hui. Elle continue à pleurer quand ça ne va pas. A raconter tout ce qu'elle pense. A parler en toute honnêteté. Elle continue à croire qu'on peut faire confiance à tous ceux qu'on aime. A tout leur dire. Sans omettre un seul détail. Elle continue à croire que le futur est loin, qu'il y a encore tellement de bonnes choses à venir.
A 4 000 ans. Après les guerres, les révolutions et les trahisons, elle croit encore que c'était accidentel. Que ça ne se reproduira plus. Que l'amour, c'est pour toujours. Que le monde qu'elle aimait avant, elle le retrouvera. Qu'on ne peut pas nier les liens fraternels. Que toutes les blessures peuvent se guérir d'un simple câlin et d'un bisou magique. Qu'il suffit d'oublier ses problèmes pour aller mieux. Qu'un jour elle aura une famille soudée. Qu'un jour, les méchants n'existeront plus. Que le bien finira forcément par triompher. Qu'on épouse uniquement quelqu'un par amour et qu'on lui est destiné.

Qu'ils reviendraient forcément à ses côtés un jour.
Qu'elle resterait forcément à ses côtés pour toujours.



"Et après les oiseaux on ira manger une glace aru ?"

"Je voudrais ramener un oiseau à la maison aru !"

"Chanchan, écoute cet oiseau aru !"

"Dis, ils sont comment les oiseaux au Marché des Oiseaux aru ?"

"Tu crois qu'il y a des perroquets aru ? Et des inséparables aru ?"

"Chanchan, lève toi aru ! Aller, dépêche toi aru ! On doit aller voir les oiseaux aru !"


La chinoise s'était joyeusement invitée dans la chambre de cette pauvre Chanchan en chantonnant, criant, sautant partout, bref, un véritable surexcitée. Elle s'installa sans aucune gêne sur le lit de la plus jeune et la secoua en criant des "Chanchan aller aru !" à répétition. Elle avait hâte. Très hâte. Elle s'était d'ailleurs levée bien tôt. Bien plus tôt qu'à son habitude. Elle était donc allée levée sa petite favorite très tôt. Comme un enfant le matin de Noël. Comme si cette journée avait une importance particulière. Comme si elle l'attendait depuis des mois. Comme si se lever tôt avait une importance particulière, que Chunyan allait manquer quelque chose en se levant plus tard. Mais en réalité, surtout, elle était impatiente de passer du temps avec sa petite Chanchan. Qu'elle ne voulait pas perdre un instant. Probablement aux grands regrets de la Hong Kongaise qui dormait paisiblement et qui avait certainement encore besoin de sommeil. Vu qu'il n'était même pas 7h du matin passé.

"Aller Chanchan, debout aru ! J'ai même apporté le petit déjeuner aru ! Aller, dépêche toi aru !"

La chinoise commençait à s'agiter un peu plus, tout en restant sur le lit de cette pauvre Chanchan qui allait souffrir d'un mal de tête en se levant. Tant pis. La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt. D'autant plus qu'il fallait déjà penser au repas du midi. Et celui du soir éventuellement ? Chine finit par s'asseoir à califourchon sur cette pauvre jeune fille qui dormait encore il y a quelques instants. Car nul doute que vu le raffut que faisait Chine, Chanchan devait déjà être réveillée. Mal réveillée, mais réveillée tout de même. Puis Chunyan lui fit son plus grand sourire avant de lancer joyeusement "Ni Hao Chanchan aru !". Puis elle descendit du lit, sur lequel elle n'aurait jamais du monter au départ, avant de sortir en sautant partout et en criant que le petit déjeuner était prêt. Encore une fois.

"Aller Chanchan aru ! Je t'ai apporté du riz bouilli rien que pour toi aru ! Viens aru ! "
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MessageSujet: Re: Emmène moi avec toi voir les oiseaux ! [Hong Kong] Mer 8 Aoû - 21:23

    Oui. Elle lui avait promis, c'est vrai. Après tout, elle lui en parlait souvent. Quand on va à Hong Kong, c'est une chose immanquable, le grand marché aux oiseaux. Il y avait de tout dedans. Des oiseaux de toutes les couleurs, de toutes les races. De toutes les tailles, avec des chants différents. Il y avait des oiseaux acrobates, des perroquets qui répètent les passants pour le plus grand plaisir de ceux-ci. Des rapaces qui font des tours dans le ciel. Tout. Evidemment, Chan-Hua avait déjà vu ce marché, à plusieurs reprises. Elle l'aimait beaucoup. Et chaque fois qu'elle rendait visite à sa grande soeur, ou bien l'inverse, elle lui en parlait. Des heures durant. Sans se lasser. Et peut-être était-ce là les seuls fois où les yeux de la jeune fille brillaient. Où on pouvait voir sur son visage qu'elle était heureuse d'en parler. Qu'elle était heureuse d'être là. Avec sa grande soeur.

    Alors elle avait finit par lui promettre. Lui promettre d'enfin l'emmener voir ces oiseaux. De l'emmener dans le ciel, un peu. De la faire rêver, pour de vrai. Parce-que Chunyan avait déjà fait beaucoup pour elle. Elle s'en était occupée, l'avait nourrie, logée, câlinée, aimée. Il fallait bien la remercier. Chan-Hua ne voyait pas ça comme une option, mais comme une nécessité. Et elle était très heureuse de pouvoir faire plaisir à Chine. Peut-être qu'elle n'arrivera jamais à faire autant que son aînée avait fait pour elle. Mais au moins elle essayait de la faire sourire. Voilà le but de la jeune Asiatique : faire sourire celle qu'elle aimait plus que tout au monde. Certes, la Chinoise souriait tout le temps. Ouais, plutôt facile comme défis hein ?
    Et peut-être pas.
    La Hongkongaise voulait un vrai sourire. Un sourire que pour elle. Un sourire que Chunyan ne ferait qu'à elle. Un sourire unique. Un sourire pour elle. Un sourire qui dis " je t'aime " sans qu'elle n'ai à le prononcer.
    Voilà ce qu'elle voulait.

    Tout ça pour dire qu'elle avait promis à la personne qu'elle aimait d'aller voir les oiseaux. Tout était prévu. La date, l'heure. L'heure ? Mais qu'elle heure il était, au fait ? Six heures ? Non. Un peu plus, sûrement. Quelque chose de lourd pesait sur le corps frêle de Chan-Hua. Quelque chose de bruyant. Une voix familière. Une voix horriblement forte. Mais douce à la fois.
    ( Je conçois que Chanchan a une conception un peu particulière de la douceur. )
    Chunyan.
    La plus jeune ouvrit un peu ses yeux tout embrumés par le sommeil. Elle battit des cils, un petit moment, histoire d'y voir plus clair. Mais déjà la voix s'était éloignée. Elle avait surtout retenu " riz bouilli ". Le riz bouilli, quel délice. Surtout quand. Quand.
    Quand elle l'avait fait. Parce-que meilleure cuisinière n'existe pas. Que Chan-Hua soit objective ou non. France pouvait aller se rhabiller. Et en vitesse.

    Doucement, la jeune fille se leva, s'étira. Elle ouvrit ses rideaux, réajusta la bretelle de sa nuisette qui tombait sur son avant-bras. Elle se regarda un instant dans le miroir. Ses cheveux étaient en bataille. Alors, elle arrangea un peu tout ça, histoire d'être présentable devant sa très chère grande soeur. Puis elle descendit les escaliers, doucement, et c'est pieds nus qu'elle arriva dans la cuisine. Elle s'assit à la table, et, attendant que Chine ne la serve, elle leva ses yeux noisettes vers elle. Et c'est d'une voix lente, presque un murmure, qu'elle demanda.

    " Et mon bisou du matin ? "
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MessageSujet: Re: Emmène moi avec toi voir les oiseaux ! [Hong Kong] Ven 10 Aoû - 13:48

Chunyan était déjà dans la cuisine, à mettre la table. A force de venir, invitée ou non, elle s'était appropriée les lieux. Elle connaissait la maison de sa soeur aussi bien que la sienne. C'est dire le nombre de fois où elle s'y était invitée. Notamment et surtout pour manger. Parce que manger seule, c'est triste à mourir. Alors, souvent elle venait, préparait le repas et mangeait avec sa soeur qui ne le lui avait jamais reproché. Beaucoup l'auraient jetée dehors en disant que ce n'étaient pas des choses à faire. Chanchan, jamais. Elle gardait cette expression neutre et ne bronchait pas. Peut être qu'elle prenait sur elle-même ? Chunyan y avait déjà pensé. Et pourtant, elle ne changeait pas ses habitudes. Parce que manger seule était insupportable. Parce que rester seule était triste à mourir.

C'était la première fois que la chinoise venait aussi tôt chez sa soeur. De manière générale, elle préférait l'heure du midi. Voir le soir de temps en temps. Enfin, un moment où la Hong kongaise était réveillée. Mais ce jour là, l'impatience était trop forte. Alors ce jour là, une fois tout préparé elle était partie. Elle s'était invitée. Elle l'avait réveillée. Peut être que Chanchan ferait la tête. Peut être pas. C'était de Chan-Hua dont on parlait. Chan-Hua, elle n'était pas comme les autres. Chan-Hua, elle ne lui avait jamais fait de reproches. Chan-Hua, elle ne la critiquait jamais. Et Chan-Hua, alors qu'elle venait d'être réveillée de la pire manière qui soit à la pire heure possible, la seule chose qu'elle lui disait, c'était :

" Et mon bisou du matin ? "

Chunyan sourit. Il n'y avait que Chanchan pour demander ça au lieu de râler et de lui faire des reproches. Son sourire s'élargit alors qu'elle était en train de servir le petit déjeuner. Elle posa tout ce qu'elle avait dans les mains et s'approcha de sa petite Chanchan. Elle se baissa et dans un sourire elle lui embrassa la tempe en murmurant un "Désolé". Elle se redressa et finit de servir le petit déjeuner. Puis elle s'assit en face et la regarda avant de lui lancer :

"Bon appétit Chanchan aru !"

Chunyan se remit à sourire. De son côté, elle n'avait rien pris, étant donné qu'elle avait déjà manger avant de partir. Elle n'avait donc plus faim. Mais elle n'allait pas laisser Chan-Hua seule à table. Puis, que pouvait-elle faire toute seule ? Non. Elle préférait décidément rester à table pour discuter ou juste la regarder manger. Comme ça au moins, elle n'était pas toute seule. Elle s'installa confortablement sur sa chaise et laissa son regard se balader dans la pièce. Probablement qu'elle reviendrait bientôt pour faire le ménage. Chanchan en avait bien besoin. Et Chunyan n'osait pas imaginer l'état des autres pièces. Surtout et notamment la chambre de sa petite soeur. Mais là, probablement que Chanchan n'accepterait pas. Pourtant elle en avait bien besoin ! Un peu de rangement, un bon coup d'aspirateur ou de balais puis un coup de serpillière aussi. Bref. Une bonne journée de nettoyage en substance. Oh ! Et puis le linge. Le repassage aussi.

Chunyan releva les yeux vers sa soeur. Elle la maternait probablement beaucoup trop. Et peut être que Chanchan avait besoin d'espace, de tranquillité. Mais la chinoise ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter à son sujet. Elle voulait l'aider, lui enlever un poids, qu'elle puisse se reposer. Elle était encore jeune. Elle avait besoin d'aide. Elle avait besoin de quelqu'un pour la soutenir. D'une grande soeur. D'elle. Chunyan. Non. Non. C'était Chunyan qui avait besoin de quelqu'un avec elle. C'était Chunyan qui avait besoin de Chan-Hua. C'était Chunyan qui avait besoin de croire qu'elle était encore nécessaire à quelqu'un. Peut être même indispensable ? Ce devait être agréable de savoir que sa présence comptait pour quelqu'un. D'être nécessaire, indispensable. De s'occuper de quelqu'un. D'avoir quelqu'un pour s'occuper d'elle. C'était la première fois qu'elle pensait à une telle chose. Jusque là, seule sa famille comptait. Jusque là, ces choses là lui passait derrière la tête. Jusque là, elle ne vivait que pour s'occuper de ses petits frères et soeurs. Pourquoi maintenant elle pensait à ces choses là ? Parce que sa maison était désormais vide ? Que ses frères et soeurs avaient grandi ? Elle secoua la tête. 4 000 ans passés. C'était un peu tard pour se réveiller. Certes, elle était une Nation. Certes elle semblait encore très jeune. Mais elle avait 4 000 ans. Puis elle avait très bien vécu jusque là comme ça. Pourquoi changer ? C'était inutile. Sa vie lui convenait telle quelle.

Chine se remit à sourire en regardant son riz bouilli. Elle l'avait bien réussi celui là. Tant mieux. Elle s'était donnée du mal, bien que ce n'était pas particulièrement compliqué à cuisiner. Elle espérait juste qu'il n'avait pas trop refroidi. Elle s'était dépêchée, justement pour que ce soit encore chaud quand Chanchan mangerait. Parce que c'était bien meilleur chaud, le riz bouilli. Enfin, c'est ce que pensait Chunyan qui affectionnait plus particulièrement les plats chauds. Ou éventuellement tiède, pour les journées chaudes d'été. Mais les plats froids faisaient mal aux dents, puis donnaient mal à la tête parfois. Non, décidément les plats chauds étaient bien plus agréables. Enfin, selon son avis. Quoi que Chanchan était plutôt facile question nourriture. Elle acceptait de manger de tout. C'était agréable de lui préparer à manger. Mais le plus agréable c'était de lui demander avec un grand sourire :

"Alors aru ? C'est bon aru ? Tu aimes Chanchan aru ?"
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MessageSujet: Re: Emmène moi avec toi voir les oiseaux ! [Hong Kong] Ven 10 Aoû - 14:33

    Elle ne réagit pas quand sa grande soeur vint déposer un baiser sur sa tempe. Elle garda son air neutre, comme toujours. Elle ne dit rien, comme toujours. Et pourtant, pourtant, qu'est-ce qu'elle était heureuse, au fond, tout au fond. C'était toujours comme ça. Elle gardait tout pour elle. Chan-Hua ne dirait rien. Jamais rien. C'était ainsi. Elle était comme une boîte. Fermée à clé. Mais où se trouve la clé, alors ? Ce n'est pas un objet. Ni un mot de passe. Ce n'est pas un tour de magie, ni une formule. Peut-être que cette boîte ne s'ouvrirait jamais. Car la Hongkongaise ne faisait rien pour l'ouvrir. Parce-qu'au fond d'elle, elle avait peur du changement. Elle était passée de Chine à Angleterre, d'Angleterre à Chine, de Chine à la liberté. Et pourtant, pourtant. Elle ne voulait plus rien changer. Plus jamais. Ça faisait trop mal.

    Ce qu'elle avait eu mal quand elle dû se séparer de sa grande soeur. Ce qu'elle avait eu mal quand elle dû se séparer d'Angleterre, alors qu'elle pensait ne jamais s'attacher à un Européen. Ce qu'elle avait souffert pour obtenir son indépendance. À force, elle en avait assez. Oui je sais ce que vous pensez. Pauvre petite Nation d'une centaine d'années qui en a déjà assez. Pauvre petite jeunette qui ose se plaindre. Ou pas. Elle ne se plaignait qu'à elle même. Jamais elle ne dirait qu'elle avait mal, qu'elle était heureuse, qu'elle était triste ou bien indifférente. Jamais. Ah, oui, vous vous demandez encore pour la clé ? C'est ça ? La clé...
    C'était elle.

    Chan-Hua leva les yeux vers sa grande soeur. Lorsque celle-ci lui souhaita un bon appétit, elle se contenta d'un hochement de tête, puis se saisit de ses baguettes pour commencer à manger. Elle ne sourit qu'intérieurement. Le riz de Chunyan était le meilleur. Tous les plats de sa soeur, elle les aimait. Tous. Sans exception. Légume ou viande, sucré ou salé, chaud ou froid. Peut-être parce-qu'elle aimait la nourriture, tout simplement. Ou peut-être parce-qu'elle les avait fait. Après avoir tout mangé, Hong Kong se leva, laissant tout sur la table. Elle ne rangerait pas. Elle ne rangerait pas car Chine allait le faire. Car Chine le faisait toujours. Est-ce que ça l'embêtait de devoir passer derrière Chan-Hua ? Celle-ci ne se posait même pas la question. Si elle embêtait sa soeur, cette dernière ne viendrait plus, et c'était tout. Peut-être trouverez-vous la jeune fille culottée, impolie, irrespectueuse de sa grande soeur. C'est que vous n'avez rien compris.

    " Délicieux, Jiejie. "

    Elle hocha lentement la tête, et disparu, laissant la vaisselle pour Chunyan. Elle se dirigea vers la salle de bain. Ferma la porte, mais pas à clé. Elle ne fermait jamais à clé. Jamais. Sauf son coeur.
    Elle alluma l'eau et la laissa se déverser dans la grande baignoire blanche après avoir bouché la canalisation. La jeune fille regarda longuement le jet d'eau, avant de retirer sa nuisette et ses sous-vêtements. Elle fixa le miroir. Chan-Hua n'était pas une fille extraordinairement belle, ou hors du commun. C'était une Asiatique comme une autre. Elle releva ses longs cheveux lisses à l'aide d'une pince, pour éviter de les mouiller. Puis, lâchant le miroir des yeux, elle entra dans la baignoire, et s'y assit, tout simplement. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine et posa sa tête dessus, regardant le niveau de l'eau monter, doucement.

    Puis elle fit ce qu'elle faisait toujours en prenant son bain : elle pensa. À tout et n'importe quoi. Alors qu'elle étalait doucement la mousse sur ses bras, laissant l'eau couler, elle n'était pas vraiment là. Ses gestes étaient monotones, habitués. Elle se lavait simplement, tout en pensant à des choses bien différentes que la façon de se laver. Comme sa grande soeur. Comme les oiseaux. Elle se laissa glisser doucement jusqu'à avoir l'eau au menton. Puis elle se redressa, sortit de l'eau, et entre-ouvrit légèrement la porte. Elle était trempée, aussi semait-elle des gouttes d'eau sur son passage, mouillant le tapis rouge de sa salle de bain.

    " Jiejie, viens me laver le dos. "

    Sans attendre de réponse, elle referma la porte et retourna se recroqueviller dans la baignoire. Jetez-lui des pierres, si vous voulez. Petite princesse laisse-tout pour sa grande soeur. Petite princesse se croit tout permis. Petite princesse ne fait pas attention à ce que ressent son aînée. Encore une fois, vous n'avez rien compris. Petite princesse prend soin de sa clé, voilà tout.

    L'eau continuait de couler.
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MessageSujet: Re: Emmène moi avec toi voir les oiseaux ! [Hong Kong] Sam 8 Sep - 15:59

Chunyan regardait sa soeur manger, espérant qu'elle apprécierait. Evidemment, la chinoise ne doutait pas de ses talents culinaires. Enfin, habituellement. Quand il s'agissait d'elle, Chan Hua, c'était différent. Quand Chanchan goutait sa cuisine, elle pensait toujours à l'ingrédient qu'elle avait pu oublier, qu'elle avait mis en trop ou qui avait trop cuit de quelques secondes. Elle avait peur que Chanchan n'aime pas ses plats. Normal me direz vous. Oui, c'est vrai, c'est vexant. Mais, Chunyan s'en remettait. Mais lorsqu'il s'agissait de Chanchan, c'était différent. Elle était impatiente, inquiète de sa réaction. Elle attendait la sentence, tête haute pour ne rien laisser paraître. Parce que Chine ne voulait pas d'un mensonge pour lui faire plaisir. Elle voulait que sa soeur lui dise la vérité. Qu'elle ne prenne pas en compte ses sentiments. Parce que les mensonges n'avaient aucune valeur. Même si ces mensonges contenaient les plus beaux compliments jamais entendus. Alors la chinoise gardait la tête haute, un sourire figé aux lèvres. Comme ça, elle pouvait espérer entendre la vérité. Quand bien même, c'était pour entendre que ce qu'elle avait préparé était digne du pudding d'Angleterre. Tant pis, elle ferait mieux la prochaine fois.

Chunyan fixait la jeune Hong Kongaise qui finit par lui répondre. "Délicieux". Délicieux. Elle avait aimé. Mieux. Elle avait trouvé ça délicieux. Quel soulagement. Mais pas seulement. La chinoise était heureuse. Heureuse d'avoir préparé un plat qui lui avait plut. Heureuse de lui avoir fait plaisir. Alors, son sourire figé s'élargit. Ses yeux se mettaient à briller. Elle se retint de la prendre dans les bras pour la laisser finir puis sortir de table. Chine suivit sa soeur des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Puis elle attrapa ce qui traînait sur la table et les lava tranquillement. Elle était contente de faire ça. C'était un peu comme si elle était spéciale. Comme si il y avait un lien spécial entre elles. Après tout, ne fait-on pas ce genre de choses uniquement pour des gens spéciaux ? Ne laisse-t-on pas uniquement les gens proches faire tout ça ? Alors oui, Chunyan était contente d'aller chez sa soeur, de lui faire à manger, le ménage, la vaisselle. Les autres ne comprendraient probablement pas. Tant pis. Chunyan avait besoin de se sentir indispensable pour sa soeur. De croire qu'il y avait un lien spécial entre elles. Qu'elle était ici comme chez elle. Qu'elle était toujours la bienvenue. Ces pensées la rassuraient. L'encourageaient. La rendaient heureuse.

Alors qu'elle finissait la vaisselle et qu'elle se lavait les mains, elle entendit une voix. La voix de sa soeur.

" Jiejie, viens me laver le dos. "

"J'arrive aru !

Chunyan sourit. Elle s'étira un coup avant d'aller dans la salle de bain. Une fois dans la pièce, elle prit le soin de fermer la porte, par habitude. Elle s'agenouilla devant la baignoire puis frotta la tête de sa soeur en souriant. Chine attrapa ensuite le savon de Chanchan et lui fit signe de se pencher un peu. Puis elle mit du savon sur ses mains et commença à frotter lentement le dos. Elle commença pas les épaules, le haut du dos. Puis elle descendit. Lentement. Soigneusement. Comme si c'était un vase en porcelaine qu'elle avait entre les mains. Comme si c'était un précieux trésor qu'elle devait protéger. Mais en fait, c'était plus que ça. Beaucoup plus. Bien plus que tous les trésors du monde réunis. Puisque c'était sa soeur. Sa précieuse petite soeur. Sa fragile petite Chanchan. Son trésor à elle. Son trésor que personne n'avait encore découvert. Parce que les gens ne prenaient pas le temps de fouiller. De découvrir ce qu'il se cachait tout au fond. Tant mieux. Ce serait son trésor à elle. C'est pour cela qu'elle devait en prendre soin. Pour pouvoir le garder près d'elle. Pour que ce trésor continue à briller.

La chinoise lavait toujours le dos pensivement. Lorsque soudainement, elle remarqua que l'eau coulait encore. Et que la baignoire était bien remplie. D'un geste rapide, elle ferma le robinet. Elle restait silencieuse. Ce n'était pas parce qu'elle n'avait rien à dire. Ni parce qu'elle était fâchée ou que quelque chose n'allait pas. Parce que ce n'était pas un silence pesant. Parce qu'elle n'avait pas besoin de parler, là, maintenant. Elle était là, le plus naturellement du monde. Comme si c'était une habitude. Comme si sa place était là. Chunyan n'était ni gênée ni ennuyée. Non, pour elle, c'était naturel. Elle était contente d'être là, seule avec sa petite Chanchan. A lui frotter le dos. Tout simplement. Puis elle rinça le dos, toujours aussi doucement. Une fois terminé, elle s'écarta un peu.

"C'est bon aru ? Tu veux que je te passe une serviette aru ? Tu veux que je te laisse aru ? Tu as pris tes vêtements aru ? Sinon je peux aller te les chercher tu sais aru ?

Elle parlait vite en lui caressant la tête. Elle était enjouée. Contente de s'occuper de sa Chanchan. Contente d'avoir l'impression d'être aussi spéciale. Contente d'être traitée différemment des autres. Quand bien même beaucoup critiqueraient ce traitement. Mais les autres ne pouvaient pas comprendre. Mais était-ce important ? Non. Ca ne concernait qu'elles deux. Et uniquement elles. C'était un lien qu'elles seules étaient capables de comprendre. Un point c'est tout. Les autres n'avaient rien à faire au milieu.

Finalement Chunyan se rapprocha de sa petite Chanchan pour l'embrasser sur la joue. Naturellement. Comme elle le faisait d'habitude.
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