Hetalia Sweet Madness
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 Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~

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MessageSujet: Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~ Dim 18 Déc - 23:39

Et voilà le petit OS pour Mamma ~

Et la musique qui va avec : Lego House - Ed Sheeran

I’m gonna pick up the pieces
And build a Lego house
If things go wrong we can knock it down


Ce petit être tout blanc, ce petit bout dépassant à peine la barre des trois pommes, il l’avait aimé dès qu’il avait croisé l’éclat de ses grands yeux d’un bleu-violet indéfinissable. Touché en plein cœur, il découvrait alors qu’il en avait un, de cœur. Le viking, terreur de bon nombre de peuples, professionnel de la torture, du pillage et du joyeux massacre de populations innocentes, avait succombé face à une simple bouille d’enfant. Pour se justifier, il avait souvent dit qu’il n’était pas comme les autres. Qu’il était « spécial ».

Lui qui ne rêvait que de chair brûlée et de sang sur les pierres, se retrouvait à avoir des envies de lait chaud au coin du feu, un besoin de douceur d’une joue pâlotte sur laquelle on dépose un baiser du bout des lèvres, voilà ce à quoi le norvégien aspirait, en observant cet enfant.

Il avait tendu une main pâle, et une autre main blanche, bien plus petite, avait serré la sienne. Il avait attiré l’enfant à lui, et lui avait accordé l’immense honneur d’un sourire, chose rare chez le viking. Le gamin l’avait simplement regardé, avec ses grands yeux brillants de peur, de curiosité et d’une certaine fascination pour ces deux hommes qui étaient venus envahir l’espace vital que représentait la grotte enneigée dans laquelle il avait élu domicile. D’un œil inquiet, il surveillait la grosse hache que trimballait le danois resté en retrait, et de l’autre, le petit nid posé dans un coin, dans lequel il ne restait qu’un seul œuf. Cet œuf deviendrait plus tard le meilleur ami du garçonnet.

Le norvégien, serrant l’enfant, l’avait trouvé horriblement froid, comme un glaçon, comme lui. Il s’était tourné vers le danois, et un échange de regard avait suffit pour qu’il pose sa hache et s’affaire à allumer un feu pour réchauffer le gamin. Norvège avait enlevé sa fourrure et l’avait passée autour des épaules frêles du petit garçon, le prenant sur ses genoux avant de le frictionner légèrement en attendant que ronfle un bon feu.

« Comment tu t’appelles ? » avait-il demandé, lentement, pour qu’il le comprenne

L’enfant lui avait simplement répondu « Thulé ? », en pointant son visage, n’étant apparemment pas sûr d’avoir bien saisi. Un autre sourire était apparu sur les lèvres gercées du norvégien.

« Maintenant, tu es Islande, d’accord ? »

Après un moment de silence, les yeux toujours fixés sur le blond à la barrette, l’enfant avait hoché la tête, le gratifiant d’un sourire, le premier d’une courte et précieuse série.

And it's dark in a cold December,
But I've got ya to keep me warm
And if you're broken I will mend ya and keep you sheltered from the storm that's raging on now


A l’époque bénie de l’Union de Kalmar, tous les cinq étaient réunis, sous le même toit, comme une famille, atypique certes, mais une famille. Islande avait grandi, arrivant au niveau de la taille du norvégien. L’islandais admirait les deux hommes qui l’avaient découvert, qui s’étaient retrouvés affublés des doux sobriquets de « mamma » et « pabbi », à leur grand désespoir. D’après Danemark, c’était la faute de « ces foutues robes » que Norvège portait à l’époque, et dont Islande était également vêtu.

Islande aimait jouer au viking avec Danemark, les deux larrons se livraient alors de grandes batailles fictives, maniant des branches et des jouets en bois, Norvège leur interdisant les lames et Danemark n’était pas assez idiot pour laisser un môme jouer avec des vraies armes. Mais il arrivait fréquemment que l’islandais se fasse mal, et alors, c’était Norvège qui s’occupait de lui, le soignait, lui donnait son bain, lui faisait à manger avant de le prendre sur ses genoux, enveloppés dans une couverture épaisse, pour regarder les étoiles.

Ce quotidien lui plaisait, il ne demandait rien de plus que ces plaisirs simples là… Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. Et plus tard, les deux frères durent dire au revoir à ces doux instants.

I'm gonna paint you by numbers
And colour you in
If things go right we can frame it, and put you on a wall


Ce fut difficile pour l’un comme pour l’autre, d’être éloignés. Le seul souvenir qu’avait réussi à emporter Norvège, le seul qui valait vraiment le coup, c’était un dessin. Un dessin d’enfant. Un des premiers qu’Islande avait fait, avec des instruments de peinture rudimentaires. L’art était rudimentaire aussi. Deux personnages, un blond et un avec des cheveux gris, les deux se tenant la main sur un fond blanc parsemé de petites taches jaunes, représentant les loupiottes que voyait Islande à la place des fées. Un oiseau noir et blanc était représenté également.

Ce macareux au nœud rose, c’était Mr. Puffin, vous savez, le petit œuf. Norvège avait accordé au volatile le don de la parole, d’une voix criarde et insupportable, mais une voix qui éclairait le quotidien de son petit frère, et c’était tout ce qui comptait. Que son frère ne se sente pas trop seul, malgré la négligence du danois qui avait d’autres chats à fouetter.

Lui par contre, s’était sentit seul, désespérément seul, face à ce bout de papier jauni et vieilli.

Don't hold me down
I think my braces are breaking
And it's more than I can take


Fier, il était fier de son frère. Il avait su grandir et devenir un homme en son absence. Plantant son drapeau avec dédain devant le danois et les autres nordiques médusés, alors qu’ils parlementaient sur la guerre mondiale en cours. Il les avait tous surpris. Lui ne voulait pas participer à ce conflit, et, malgré les pressions anglaises et américaines, il clamait haut et fort son indépendance au Danemark, agitant sous les yeux de l’auto-proclamé roi du Nord le référendum de sa population, qui criait à l’indépendance.

Danemark, trop embêté avec l’occupation nazie n’avait pas eu d’autre choix que de le laisser faire. La République d’Islande se relevait. Et Norvège souriait à son frère, ce môme devenu grand qui s’imposait désormais comme nation à part entière. Islande lui souriait en retour. Aucun mot n’avait été échangé ce jour-là. De simples regards, une main ébouriffant des cheveux gris, c’était tout. Et une soirée sur le toit, en compagnie des étoiles et d’une tasse de chocolat pour l’un, de café pour l’autre. Rien de plus.

I’m out of touch, I’m out of love
I’ll pick you up when you’re getting down


« Noregur ? Qu’est-ce que tu fais ? » demanda une voix dans un norvégien parfaitement maitrisé, teinté d’un certain accent islandais

Le dit Noregur se tourna vers son frère qui regardait par-dessus son épaule. Ouvert sur ses genoux, un cahier à la couverture épaisse était rempli de photos, de dessins, de petits papiers au hasard, chacun marqué d’une date.

« Rien, je regarde juste. Tu étais doué pour le dessin. » railla-t-il, en pointant le papier jauni où Islande avait dessiné pour la première fois

Islande grimaça et détourna les yeux, comme d’habitude. Norvège laissa un micro sourire déformer ses lèvres. Il était toujours comme ça son frère, susceptible au possible.

« … Pourquoi tu regardes ces trucs-là Noregur ? C’est vieux…
_ J’en avais envie. Dis-moi Ice…
_ Quoi ?
_ Je t’avais demandé quelque chose il me semble…
_ Quoi ?
_ De ne pas m’appeler « Noregur ».
_ J’y peux rien, ça s’dit comme ça, en islandais, et je parle islandais moi, patate.
_ Et « grand frère » en islandais, ça marche ? »

Islande rougit fortement, signe qu’il était à court de mots. Faut dire, la répartie du norvégien était cinglante. Et n’appelait aucune protestation. Il serra les poings, leva le nez et sortit de la pièce en lançant un « Crèves ! » bien senti.

Norvège soupira avant de reposer son cahier. C’était toujours pareil, et ça n’était pas près de changer. Tant mieux. Il irait rejoindre Islande sur le toit après s’être préparé une tasse de café.

I’m out of sight, I’m out of mind
I’ll do it all for you in time
And out of all these things I’ve done
I’ll love you better now

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MessageSujet: Re: Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~ Lun 19 Déc - 23:06

Un pitit USCanada pour Flo ~


« Cher père Noël,

Pour Noël, je voudrais tout plein de figurines d’actions, avec que des super-héros, et pas cette tache de Batman, il a pas de super pouvoirs, il craint. Et puis aussi, j’aimerais des hamburgers pour le réveillon, parce que la dinde c’est bon, mais je passe le réveillon chez Arthur, et il ne sait pas la cuisiner, la dinde, alors il vaut mieux qu’on mange chez Mc Do.
Et aussi, je veux la dernière console que Japon a sortie, parce qu’elle a l’air trop géniale et il faut que je me fasse des parties avec Matthew…
»

Amérique s’interrompit dans la rédaction de sa lettre. La mine au-dessus de la feuille, il relisait ses derniers mots. Et il se sentit un peu… Bête. Matthew. Il avait complètement oublié d’inviter Canada à passer le réveillon avec eux. Il s’était simplement incrusté chez Arthur, ajoutant un couvert à la table des anglais, parce qu’il ne voulait pas passer Noël tout seul. Mais il n’avait pas pensé à Canada. Il aurait pu passer Noël avec son frère après tout…

Il ne savait même pas si Canada avait quelque chose de prévu pour Noël, s’il le passait avec Cuba, ou France. Amérique sortit son téléphone, prêt à envoyer un message à son frère. Il s’aperçut alors que le dernier message qu’il avait envoyé datait de la semaine dernière. Horrifié, il se mit une baffe mentale. Il passa une main dans ses cheveux et reposa les yeux sur sa lettre. Le blond reboucha son stylo, le père Noël pouvait bien attendre un jour de plus avant de recevoir ses doléances.

L’américain enfila un manteau, une écharpe, des gants et des bottes de neige avant de filer dans le froid. Il s’affala sur le siège avant de sa voiture et mit le pied au plancher, faisant néanmoins attention aux plaques de verglas, ce n’était pas vraiment une bonne idée de se tuer à une semaine du réveillon.

Le voyage en voiture fut long, comme d’habitude. Mais il n’en avait cure. Il chantait à tue tête des chansons de Noël, ses doigts pianotant sur le volant de la voiture Ford. Surveillant la route, il se laissant parfois distraire par les étendues enneigées de son pays, puis de celui de son frère. Amérique aimait bien l’hiver, même si ça lui rappelait Russie, voir les paysages recouvert d’un manteau blanc était toujours une source de fascination pour lui. Et les maisons décorées pour Noël achevaient de rendre le tableau plus magique encore.

Arrivé devant la maison de Canada, Amérique freina et se gara dans l’allée, à côté de la petite berline de son frère. La neige craquant sous ses pieds, il avança jusqu’à la porte de bois rouge et écrasa le bouton de la sonnette, pressé que son frère lui ouvre. Non pas qu’il se les caillait sévère, mais pas loin.

Une tête blonde apparu derrière la vitre de l’entrée, puis la porte s’ouvrit sur le canadien, qui accueillit son frère avec un grand sourire. Affublé d’un pull rouge de Noël, le blondinet le fit entrer et le débarrassa de son manteau couvert de neige.

« Oh beh ça sent bon chez toi bro’ ! Tu fais quoi ? » demanda Amérique, en sentant la délicieuse odeur sucrée qui émanait de la cuisine de Canada

Il n’attendit même pas la réponse du canadien avant de partir fouiner dans la cuisine. Il eut immédiatement la réponse à sa question en voyant la pile de pancakes chaud et la poêle qui crépitait. Son ventre se mit alors à parler à sa place.

« Tu attendais quelqu’un bro’ ?
_ N… Non… J’avais juste faim…
_ Ca te dérange pas que je partage ton goûter alors ?!
_ Bi… Bien sûr que non, j’ai assez de Maple po-pour nous deux ! »

Amérique, poussant un rire tonitruant que l’auteur est incapable de retranscrire, s’attabla devant la pile de pancakes alléchants, regardant son frère s’affairer à finir la pâte avant de commencer. L’américain avait beau être un estomac sur pattes, il n’en restait pas moins un minimum poli, surtout avec son frère (comment ça « seulement » ?).

Les deux frères passèrent une après-midi tout à fait normale, autour d’une plâtrée de pancakes et de sirop d’érables. Amérique savourait ces moments simples où ils oubliaient parfois leur condition de nations. Où ils n’étaient rien d’autre que deux frères riant ensembles comme des gamins. Amérique en oublia même la raison de sa venue, trop content qu’il était de passer du temps avec son frère, et de l’éclater à Mario Kart.

Puis, la nuit commença à tomber, incitant l’américain à prendre congé. Après avoir fini premier à la course, il se leva dans l’intention de prendre son manteau et de s’en aller.

« … Alfred ?
_ Oui ?
_ Tu ne vas pas rentrer par ce temps… T’as vu ce qui tombe ? Tu n’y verras rien !
_ … Je suis le héro ! Je peux rentrer quand je veux et par n’importe quel temps !
_ … Peut-être, mais… Je préfèrerais que tu n’essayes pas. Allez, restes donc ce soir, on mangera des frites ! »

Avec un sourire, Amérique accepta l’invitation de son frère. Il avait un peu espéré que Canada l’invite à rester, parce que conduire sous la neige en pleine nuit, il n’était pas trop chaud pour le faire. Et puis il n’était pas con non plus, valait mieux rester au chaud et attendre le lendemain que de risquer de se retrouver coincé en pleine cambrousse.

L’américain resta donc dormir chez son frère, squattant la chambre d’ami souvent vide et emplissant la maisonnée de ses ronflements plutôt bruyants. Au petit matin, la neige avait cessé de tomber, et Amérique devait rentrer chez lui. Le manteau fermé et ses gants à moitié mis, il se souvint alors de la raison qui l’avait poussé à rendre une visite à son frère.

« Oh ! Matthew, tu as quelque chose de prévu pour le réveillon de Noël ?
_ … Be… Ben oui… J’vais chez Arthur, avec toi, t-tu ne t’en souviens pas ?
_ … Hein ? Je te l’avais déjà demandé ?
_ Non, mais Arthur m’a invité dès qu’il a su que tu viendrais.
_ J’aurais dû m’en douter ! Désolé de ne pas t’en avoir parlé plus tôt…
_ Ce n’est rien, je sais bien que je ne suis pas au cœur de tes préoccupati-…
_ C’est pas vrai ! C’est juste que je… Matthew, ne crois pas que tu ne comptes pas pour moi, bro’.
_ Je sais. » fit Canada avec un sourire

Il avait toujours su. Malgré les pitreries continuelles de son frère, il savait qu’il l’aimait, autant que lui. Et tant qu’il savait qu’une place dans le cœur de l’américain lui était réservée, Canada ne pourrait lui en vouloir.

« Cher père Noël,

Oublie les jouets pour moi cette année. Tout ce que je veux, c’est que ma famille aille bien, et que tout le monde soit heureux.

Merci,
Alfred.

PS : Par contre, le nouveau Captain America là… Il me tente bien…
»

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MessageSujet: Re: Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~ Mer 21 Déc - 0:43

Bon voilà, Popo a distribué les rôles, et ça m'a démangé de le faire, alors je l'ai fait 8D

Pour info, Anders à la fin, c'est Ladonia. Passke genre j'ai utilisé les noms humains.




Je vais aujourd’hui vous conter une histoire. Pas n’importe quelle histoire. Celle de Blanche Tino et les sept Hanatamago. Cette histoire se déroule au Nord, là où on se pèle les fesses et où les gens font partie de la catégorie « asperge ». Tout le monde est bien installé ? Bien, je commence.

« Il était une fois, dans le royaume du Danemark, une jeune fille… Euh non. Pardon, un jeune garçon, nommé Tino. Il avait des cheveux blonds toujours bien coiffés, de grands yeux bleus et une peau blanche d’une perfection presque irréelle. Pour son grain de peau incroyable, tout le monde s’accordait à l’appeler Blanche Tino.

Adopté par le roi Johan, il était le digne héritier de la couronne. Ce n’était pas vraiment au goût de l’époux du roi, Aleksander, qui aurait préféré que leur fils légitime, Nataniel, hérite du trône (car oui, deux hommes peuvent avoir un enfant biologique, ceci s’appelle un conte de fée mes amis). Mais le roi le jugeait comme un incapable, un empoté même pas capable de faire ses lacets. Il avait donc adopté Tino, et fait de lui l’héritier, puisqu’il était plus vieux que Nataniel. Et puisqu’il était le roi, il pouvait tout faire, et toc.

Blanche Tino était donc aimé par tout le monde, sauf par sa mère et son frère adoptifs, qui ne se gênaient pas pour lui refiler toutes les corvées chiantes dont personne ne voulait. Aleksander, hyper narcissique et jaloux comme un pou de la beauté de Blanche Tino, le forçait à porter des fringues de souillon et à passer la journée dans la crasse. Et il flattait son égo en demandant à son miroir magique qui était le plus beau de ce royaume. Un sourire pour le moins déroutant apparaissait sur son visage autrement neutre lorsque le bout de verre lui annonçait que c’était lui, le pur beau gosse de tout le pays.

Seulement, un jour, le miroir mit un certain temps à lui répondre.

« Bon alors ? C’est qui le plus beau de ce royaume, crétin de miroir !
_ … Beh votre Majesté… Il s’agit de votre fils.
_ Nat ? Tu déconnes là.
_ Non, l’autre… »

Aleksander pâlit. Puis, de rage, il frappa violemment le miroir, qui, résistant, ne subit qu’une légère fissure. Les sept ans de malheur, c’était pas pour tout de suite. Il fulminait, le blondinet. Alors comme ça c’était plus lui le plus beau ? C’était cette petite raclure de Blanche Tino qui lui soufflait sous le nez le titre de plus belle gueule de la contrée ? Ca, ça allait se payer.

« NATANIEL ! » hurla Aleksander, énervé comme pas deux

L’appelé répliqua illico presto, parce que quand Aleksander gueulait, c’était pas bon signe, et valait mieux courber l’échine et obéir bien gentiment jusqu’à ce que la tempête passe. Presque au garde à vous, le petit attendait les ordres de son paternel qui faisait les cent pas, visiblement en quête d’une idée brillante qui lui permettrait de retrouver son titre de beau gosse national. Puis, il eut visiblement un éclair de génie.

« Tu vas aller tuer Blanche Tino.
_ Hein ? M-mais pourquoi ?!
_ Parce que je te le demande. Et comme ça ce sera enfin toi, l’héritier. Prends ce que tu veux et bute-le. Pis tu me ramène son cœur comme preuve. Exécution. »

Nataniel déglutit, pâlot. Tout poltron qu’il était, il ne pouvait décemment pas désobéir. Mais c’est qu’il n’était pas doué au jeu de la tuerie. Il se saisit donc d’une épée et sortit du château, à la recherche de Blanche Tino qui était parti chercher des marrons. Il finit par le trouver dans une clairière, chantonnant assez virilement pour qu’on le confonde avec une jeune fille en fleur.

Levant son épée, Nataniel était prêt à en découdre et à faire une brochette de blondinette. Malheureusement pour lui, il n’était vraiment pas débrouille, et marcha sur une branche, trahissant sa présence. Blanche Tino se retourna aussitôt vers lui, fixant son épée d’un œil étonné.

« Oh Nataniel, bonjour ! » fit-il d’une voix enjouée

Nataniel s’avança vers lui, l’épée toujours levée. Blanche Tino ne comprenait pas ce qui arrivait à son frère adoptif, il fit un pas en arrière. Puis, Nataniel baissa les bras en soupirant.

« J’y arrive pas.
_ A quoi faire ?
_ Te tuer… Aleksander m’a demandé de lui ramener ton cœur. Mais j’peux pas… J’suis trop faible. Pis j’t’aime bien, t’es gentil.
_ … Oh. Ben, dans ces cas-là, fais semblant.
_ Ouais, t’as raison. Fuis, vas t’en loin ! Je me démmerderai pour trouver un cœur quelque part. Enfuis-toi Blanche Tino.
_ … D… D’accord… »

Nataniel, content de ne pas devoir faire d’assassinat, se mit en quête d’un animal assez gros, et laissa Blanche Tino filer dans le froid, sans même lui filer un truc à grailler, parce que genre, il lui laisse la vie sauve, c’est déjà pas mal hein. Nataniel buta un pauvre ourson qui trainait et fila à toute vitesse vers le château avant que la mère rapplique pour lui botter (ou bouffer) le derrière pour le meurtre de son petit.

Il rapporta le cœur d’ourson à Aleksander qui lui frotta le crâne, avant de prendre le palpitant et d’en faire son petit déjeuner. Ben ouais c’était genre un viking donc bouffer du cœur ça lui posait aucun problème. Nataniel, content de sa supercherie et ne s’inquiétant pas le moins du monde du sort du pauvre Blanche Tino partit en pleine tempête de neige, se posa dans sa chambre et se fit péter la pense à coups de réglisses.

Pendant ce temps, Blanche Tino avait fuit dans les bois, avec ses trois pauvres marrons dans son panier très masculin. Au bout d’un certain temps de marche à travers les flocons de neige qui lui fouettaient le visage, il tomba sur une petite maison. Pas littéralement bande de patates. Bref, il vit une maison posée là, donc naturellement, il frappa sur le panneau de bois, qui s’ouvrit. Apparemment les proprios ne connaissaient pas le mot « verrouiller » ou alors la maison était abandonnée.

Elle n’était pas abandonnée, dedans, un petit salon se dressait, avec une table chargée de mets prêts à être dégustés. Blanche Tino brailla un coup, histoire de voir si le propriétaire était là. Aucune réponse. Le jeune homme haussa les épaules et s’attabla, puisqu’il avait faim et que les marrons pas cuits, ça vous nourrit pas un homme. Une fois son estomac contenté, Blanche Tino se dit qu’il n’aurait peut-être pas dû manger le repas des habitants de la maison. Aussi, il décida de se racheter en faisant le ménage, lavant le linge, la vaisselle, et préparant une nouvelle soupe pour les sept personnes qui devaient apparemment manger là, puisqu’il y avait sept couverts. Harassé par son travail de bonne femme, Blanche Tino grimpa à l’étage où il trouva sept lits. Il se cala en travers de plusieurs lits –parce qu’ils étaient étrangement petits, ces lits- puis s’endormit.

Plus tard, Blanche Tino entendit des chuchotements autour de lui. Il ouvrit un œil et se rendit compte qu’il était entouré de sept petits chiens blancs, tous identiques. Etonné, il se redressa, jaugeant les chiens du regard.

« Bonjour mademoiselle, nous sommes les sept Hanatamago. Pourrions-nous vous demander ce que vous fabriquez chez nous ? fit l’un des chiens, un avec des lunettes, car oui les chiens portent des lunettes
_ … Je ne suis pas une fille… Et je… Je cherchais un abri, il y a une tempête dehors… répondit Blanche Tino, légèrement vexé qu’on le prenne pour une fille
_ Oh je vois ! Et c’est vous qui avez fait tout le ménage ? Et… La… Cuisine ?
_ Oui ! Je voulais m’excuser d’avoir mangé dans vos assiettes…
_ Bien. Vous pouvez rester faire le ménage si vous voulez, on vous héberge !
_ D’accord ! Je vous ferai à manger aussi si vous voulez !
_ Euh… Pitié… Ne touchez pas à la cuisine.
_ Ah… D-D’accord… »

Ainsi, Blanche Tino avait trouvé un endroit pour vivre, à l’abri, pensait-elle, d’Aleksander-le-narcissique et de son miroir magique. Les sept Hanatamago lui souhaitèrent une bonne nuit, et le laissèrent squatter leurs lit, plus hospitalier tu meurs.

Malheureusement, Aleksander-le-narcissique avait besoin de son lot de compliments du soir. Aussi, après s’être joyeusement envoyé en l’air avec son roi, il retourna dans sa salle de bains voir son miroir magique.

« Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi, qui est le plus beau de ce royaume ?
_ C’est toujours Blanche Tino, votre Majesté. »

Aleksander pâlit. La colère s’insinuait en lui. Jaloux comme un pou, il donna un coup de pied dans le mur et alla tambouriner à la porte de Nataniel, qui dormait paisiblement. D’une paire de baffes, il réveilla son fils, l’engueula un bon coup et lui asséna la fessée du siècle.

Après cette bonne chose de faite, Aleksander descendit à la cave, parce que genre, les trucs magiques, ça se fait à la cave. Il prononça deux trois formules magiques impossibles à retranscrire, puis il se retrouva alors changé en une vieille femme bien laide et pouilleuse. Puis, il sortit une boite d’un placard, une boîte renfermant l’arme bactériologique la plus efficace sur Terre, une arme si dangereuse que rien que son nom vous donne des frissons et des haut-le-cœur : un scone.

Il prit le large et se dirigea vers la maison des sept Hanatamago, parce que genre son miroir lui avait dit où c’était, tant qu’à faire en plus de juge de concours de beauté, c’était aussi un GPS. Il attendit sagement que les sept Hanatamago aillent travailler et alla rendre une petite visite à Blanche Tino, qui faisait gentiment le ménage.

« Bonjour mon joli, que fais-tu donc tout seul ici ? fit-il par la fenêtre ouverte
_ Oh bonjour madame. Comme vous le voyez, je range. Répondit Blanche Tino avec un sourire
_ Tiens, j’ai quelque chose pour toi, j’en distribue à tout le monde, ça porte chance ! »

Disant ces mots, Aleksander sortit le scone de sa boîte et le tendit à Blanche Tino. D’un œil suspicieux, il jaugea le scone et le prit, trop poli pour refuser. Voyant que la vieille femme le regardait fixement, il croqua dedans pour faire bonne mesure. Il pâlit instantanément, puis s’effondra.

Aleksander, avec un rire sadique bien méchant, repartit vers son château, prêt à redemander à son miroir si c’était de nouveau lui le plus beau. Malheureusement pour lui, il oublia de regarder avant de traverser la route, et un bus lui passa dessus, faisant de lui la plus belle carpette du royaume (vous savez donc qu’il faut TOUJOURS regarder avant de traverser).

Blanche Tino fut retrouvé sur le plancher par les sept Hanatamago. Ceux-ci, totalement chagrinés, décidèrent de ne pas l’enterrer, et ils le mirent dans un cercueil de verre, avec plein de fleurs autour. Comme ça il allait pouvoir se décomposer avec classe.

Quelques temps plus tard, un homme débarqua dans la clairière où reposait Blanche Tino, qui n’était pas encore vert. Il descendit de son cheval blanc, parce que comme c’est le prince de l’histoire, il a un cheval blanc, et se dirigea vers le cercueil de verre. Il ouvrit le dit cercueil et observa un instant le doux visage du défunt.

« … M’gnon. » fit-il avait de gratifier le jeune homme d’un baiser

Alors qu’il s’apprêtait à repartir comme si ne rien était (c’est tout à fait normal d’embrasser un mort en plein milieu d’une forêt), il sentit une main sur sa manche. Il se retourna, prêt à couper la tête à un zombie de Resident Evil, mais c’était Blanche Tino, qui s’était réveillé, et qui le regardait avec ses grands yeux bleus. Il ne put résister et embarqua Blanche Tino sur son cheval blanc aussi.

« Toi. M’f’mme. M’riage. »

Et, comme vous l’avez compris, ils se marièrent, et ils n’eurent pas beaucoup d’enfants, parce que Peter et Anders, c’était déjà assez difficile à élever, comme mômes.
»

Et voilà ! J’espère que mon histoire vous a plu les enfants. La morale ? Quand un norvégien vous demande s’il est beau, répondez oui, point barre.
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MessageSujet: Re: Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~ Mar 3 Jan - 14:00

Bon je procrastine, mais Norge m'a demandé de traduire le passage d'une fic Saw avec les nordiques didans. Ce passage ci.

Donc voilà. C'pas de la grande traduction, mais j'ai essayé au mieux. Et y'a encore une phrase en anglais, passke c'du berwaldien-anglais, et j'ai pas pigé ce qu'il disait HAHA 8D
Oh, et c'est le point de vue d'Ice, agreuh.


Berwald (Suède), Tino (Finlande), Lukas (Norvège), Abel (Danemark), Emil (Islande)

Ouvrant doucement les yeux, je grognais et me grattais la tête, que s’était-il passé ? En bougeant légèrement, mon épaule entra en contact avec quelque chose, en regardant, je fus choqué de voir un petit mur de métal, avec son jumeau de l’autre côté. Hésitant, je levais les yeux, et fus horrifié de voir deux rasoirs au-dessus de ma tête, tournés tous deux vers l’intérieur de la pièce.

Si je me retrouve tiré là-dedans… Je déglutis. Je perdrais ma tête !

Un bruit attira mon attention, je regardais sur le côté et repérais une paire de pieds derrière le mur de métal. Alors que je bougeais pour voir de qui il s’agissait, quelque chose m’agrippa le cou. J’y mettais les mains, et sentait un métal froid entourant mon cou, puis un cadenas, et dans la nuque, je sentais une corde, en regardant en arrière, je constatais qu’elle était connectée au mur derrière moi. J’entendais les autres bouger, et j’attendais qu’ils parlent, ce qu’ils ne firent pas, mais, plus loin dans la pièce, j’entendis la voix d’Abel.

« H’hey ? Qu’est-ce que… ? »

Je tirais la corde, puis entendais Abel s’étouffer un peu, alors je me rassis. Une autre voix s’éleva dans la pièce, combien d’entre nous étaient là ?

« D' y'u h've t' 'e s' lo'd? »

En me relevant, je regardais dans la pièce, puis remarquais cinq boîtes de verre au milieu de la salle, contenant chacune une clé. En m’avançant un peu, je pus voir Berwald, Tino, Abel et Lukas, dans des compartiments de métal comme le mien, portant chacun un collier.

« Quelqu’un sait-il où nous sommes ? »

Regardant Lukas, alors que son habituelle voix dénuée d’émotions s’élevait dans la pièce, je secouais la tête, et sursautais quand une voix modifiée s’échappait d’un haut –parleur dans le plafond.

« Bonjour et bienvenue. Vous cinq êtes connectés, de plus d’une façon, mais pour l’instant, vos vies sont la connexion. Si l’un d’entre vous s’avance, les autres seront tirés vers les rasoirs. Les boîtes en face de vous sont la clé de votre survie. A partir du moment où l’un d’entre vous ira chercher l’une de ces clés, vous aurez soixante secondes pour tous vous libérer. Sinon, les cordes seront tirées au mur, décapitant quiconque sera encore prisonnier. Mettez de côté vos différences, et travaillez ensemble, et vous pourrez survivre tous les cinq… » Il y eut un rire, qui me fit froid dans le dos. « Peut-être. »

Alors que la voix disparaissait, je regardais les autres, Berwald était debout, indifférent, un peu comme Lukas, et Tino, qui avait toujours le sourire, était debout là, si terrifié qu’il en tremblait, et Abel avait simplement l’air horrifié.

« Pr’pa’ez ‘ous, j’vais ch’rcher ‘ne c’é. »

Chacun s’accrocha aux murs de métal quand il couru en avant. Resserrant ma prise, je faisais attention à ne pas être tiré vers les rasoirs, j’entendais le son du verre qui se brisait, puis la corde retomba. Puis Abel s’élança, tenant bon, je regardais l’horloge, quarante secondes, tiré encore plus, j’entendais une autre boîte se briser. Avant même qu’il soit revenu, Lukas s’avança, tirant plus vite Abel en arrière. Jetant une nouvelle fois un œil à l’horloge, mon cœur se mit à pulser dans ma poitrine, quinze secondes. Je regardais Lukas, il avait l’air d’avoir un problème, il atteignit la boîte et la cassa, attrapant sa clé. Tino essaya d’avancer, mais il ne semblait pas avoir la force pour tirer la corde. Après une seconde tentative, il leva les yeux vers moi.

« Vas-y ! Allez ! »

Alors que je m’élançais, je jetais un œil à l’horloge, puis en arrière, voyant Lukas enlever son collier, et Berwald traficoter avec celui de Tino. J’étais à peine sorti de mon compartiment que j’entendais Tino haleter.

« Une clé fonctionne pour tous ! »

Regardant une nouvelle fois en arrière, je vis qu’il était libéré, Lukas me tira en arrière, pressant sa clé dans ma main. En tripotant la serrure maladroitement, je levais encore les yeux vers l’horloge, quand elle atteignit le zéro. La corde de mon collier se rétracta, me tirant en arrière vers les rasoirs.
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MessageSujet: Re: Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~ Mar 17 Jan - 21:26

Voilà, Flo voulait un USUK où y'en a un qui était "genre condamné", donc ben j'en ai pondu un. C'est une song fic, avec l'hymne des pirates, et dans l'univers de Pirates des Caraïbes 83


Le roi et ses pairs
Ont enfermé la reine,
A bord d’un bateau de plomb.
Nous naviguons, et par ses pouvoirs
Moi et mes frères vogueront.


C’était lui, le roi, le plus grand de tous, empreint d’une fierté sans égale, il transcendait les flots, menant d’une main de fer ce vaisseau impressionnant, hissant les voiles avec ses matelots. Il n’était pas de ces capitaines qui donnent les ordres et regardent les larbins s’occuper de tout pendant qu’il a les orteils en éventail. Lui il mouillait sa chemise, faisant les nœuds, tirant sur les cordes, prenant même les rames s’il le fallait. Pendant les tempêtes, c’était le premier dehors, ses cheveux blonds trempés luisants à la flamme de la lampe à huile qu’il tenait alors qu’il parcourait le pont à la recherche d’un coup de main à donner.

Sir Arthur Kirkland, terreur des sept mers, le pirate le plus sanguinaire et en même temps le plus humain qui soit. Il ne supportait pas de perdre un seul de ses hommes. Peut-être était-ce par pure fierté, à cause de son égo mal placé, mais Alfred savait qu’il n’était pas qu’un monstre assoiffé de sang et d’or. Il l’avait élevé, et pris avec lui sur l’embarcation, comme premier matelot. Il lui avait appris l’escrime, le tir au pistolet, et l’américain était aussi redoutable que l’anglais lors des abordages, aucun des deux ne faisaient de prisonniers, se contentant d’éliminer tout ce qui se trouvait sur leur passage, sur le chemin entre leurs mains humides et l’or luisant dans les caisses des autres navires.

Yo ho sur l’heure
Hissons nos couleurs
Hissez ho, l’âme des pirates
Jamais ne mourra.


Et quand il fallait se sacrifier, pour assurer la survie des siens, il était le premier levé, le capitaine Kirkland. Acculés face à la marine, acculés face à leurs ennemis, ils ne pouvaient fuir. Alfred avait serré Matthew contre lui, pistolet levé, surveillant du coin de l’œil Arthur qui résistait encore, lui aussi. Alfred et Matthew résistaient eux aussi, mais ils ne tardèrent pas à rejoindre Fai et Peter du côté des prisonniers. Le pistolet sur la tempe d’Alfred, Arthur n’avait plus d’autre choix. Regarder mourir le blond, et les autres à la suite, ou bien se rendre.
Il n’avait pas réfléchit bien longtemps. Alfred regarda son sabre tomber au sol avec des yeux ronds, pleins de larmes.

Yo ho quand sonne l’heure
Hissons nos couleurs.
Hissez ho, l’âme des pirates
Jamais ne mourra.


Maintenant, les mains entravées par cette chaîne froide, Alfred, le cœur battant à tout rompre, regardait son modèle marcher devant lui, trainant les lourdes chaînes qui attachaient ses pieds ensembles. Ses pas résonnaient dans le silence pesant de la place sur laquelle se trouvait la potence. Une potence imposante, d’un bois vermoulu qui ne tarderait pas à céder, tant elle était vieille. Des cordes toutes neuves y étaient accrochées, assez pour ôter la vie à cinq prisonniers, puisque c’était l’usage.

Matthew reniflait bruyamment à côté de lui, Alfred aurait aimé poser une main sur son épaule, mais ses chaînes l’en empêchaient. Fai ne disait rien, se contentant de scruter la foule d’un regard noir. Peter, derrière lui, trainait les pieds, ses chaussures sales raclaient le sol, il protestait, se prenant régulièrement des baffes, faisant trembler la masse imposante qu’était Arthur à chaque fois que la paume claquait sur la joue du petit. Alfred lui chuchota de se taire, il ne voulait pas qu’Arthur s’inquiète pour eux, il en avait assez fait.

Il y a les morts il y a les vivants,
On ne peut fuir le temps.
Grâce aux clés de la cage
Il faut payer le diable
Et piller le levant.
Les morts ne peuvent pas faire voile vers les mystères
Du funèbre océan.
Mais nous ne sommes et soyons forts,
Et rentrons au port.


Arthur était debout, la gorge enserrée par la corde épaisse. Ils avaient tenu à l’exécuter en premier, lui, le célèbre capitaine Arthur Kirkland, enfin à leur merci, la prise du siècle. De ses yeux verts, brillants sous le soleil de plomb, il fixa la foule de visages heureux. Heureux, ils étaient heureux de voir succomber enfin la terreur des océans. Certains lui lançaient des pierres, avec un rire gras, des femmes hurlaient leur haine avec un sourire dément, satisfaites que leurs défunts maris, fils, père ou frère soient enfin vengés. Arthur leva les yeux vers les quatre jeunes hommes qui le fixaient eux aussi. Il adressa un sourire à Alfred. Il n’aurait qu’un seul regret, celui de ne pas avoir avoué ses sentiments au blondinet.

Un cri d’horreur mourut dans la gorge d’Alfred quand la trappe s’abaissa, le sol se dérobant sous les pieds de l’anglais dans un bruit sec qui résonna dans toute la place, le tintement des chaînes se répercutant en écho, ses pieds pendant tristement dans le vide et les yeux tournés vers l’américain.

Il se laissa trainer jusqu’à la potence, uniquement intéressé par le corps d’Arthur qu’on décrochait et qu’on balançait sur la carriole comme s’il ne s’agissait que d’une vulgaire poupée de chiffon. N’échangeant aucune paroles, les quatre garçons laissèrent le bourreau passer la corde autour de leur cou, Peter fut rehaussé par un tonneau, tout était prévu, même l’exécution d’un enfant.

Les yeux embués, Alfred balaya la foule hurlante du regard, n’osant regarder ses compagnons dans leurs derniers instants, ces derniers souffles qu’ils partageaient. Puis, la voix de Peter s’éleva, un chant sorti de ses lèvres, il avait la tête haute, empreint de cette fierté qu’il avait héritée d’Arthur, en plus de ses sourcils broussailleux, il était fier, ce môme, fier d’avoir appartenu à l’équipage de pirates le plus craint au monde, le plus insaisissable, le plus célèbre de tous. La voix de Fai se mêla à celle de Peter, puis celle de Matthew s’ajouta au cœur de voix d’enfants pas tout à fait grands.

Alfred ne put réprimer un sourire en coin, un sourire si familier. Qu’Arthur soit fier d’eux, ils le rejoindraient avec l’honneur, l’honneur des pirates. Il entonna avec ses compagnons le refrain, chantant de toute la force de ses poumons, hurlant à la foule que, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que les trappes ne s’ouvrent, ils seraient des pirates fiers et forts, même sans leur capitaine.

Yo ho quand sonne l’heure
Hissons nos couleurs.
Hissez ho, l’âme des pirates
Jamais ne mourra.

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MessageSujet: Re: Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~ Mer 18 Jan - 23:40

Ve, Mamma voulait un OS avec Fem!Norge, donc voualaaaaa. Désolée pour le point de vue, mais j'ai pensé que celui d'Ice était plus pratique pour décrire ça correctement, même si on passe au point de vue de Norge par instants *confuse @.@*


Le roulis des vagues, l’éclat de l’eau contre la coque, les rares mouettes piaillant au-dessus de leurs têtes, le tout formait le berceau parfait pour ce garçon atypique. Atypique par sa simple présence à bord. Les petits n’ont rien à faire sur les bateaux pirates, c’est connu. Mais les femmes non plus. Rien ne porte plus malheur, sur l’eau, qu’une femme, sauf les lapins, bien entendu.

Liv, ce n’était pas n’importe quelle femme, elle, c’était le capitaine du navire, une femme impressionnante, dirigeant d’une main de fer son petit équipage d’hommes tous aussi puissants les uns que les autres. Hommes qui avaient confiance en elle inébranlable. Ce n’était pas n’importe quelle greluche affublée d’une tenue de corsaire piquée à son aventure du soir. Elle gouvernait son navire comme s’il était le prolongement d’elle-même, avec poigne, discipline et même une pointe de grâce.

C’était elle qui l’avait autorisé à les suivre dans le trois mâts. Sous prétexte qu’il pourrait être utile et apprendre des choses. Mais il savait qu’il était l’unique point faible de la jeune femme, et qu’elle ne tolérerait pas de laisser son talon d’Achille sans surveillance. Il valait mieux le garder près d’elle, sous sa surveillance, et celle des trois autres hommes qui comptaient pour elle.

Quand il était petit, il lui arrivait de dormir à ses côtés, son petit nez froid blotti contre la peau douce au parfum fleuri de fille pas tout à fait femme. Maintenant, c’était un grand, qu’il disait, et il dormait avec les trois autres, dans un hamac tendu au-dessus du sol de bois, bercé par les vagues. Mais ça ne l’empêchait pas de grimper jusqu’aux appartements du capitaine pour quémander son bisou du soir, qu’elle lui accordait, comme gage d’une douceur que ne verraient jamais leurs ennemis.

Le grand blond, qui rigolait toujours et faisait l’idiot avec sa hache d’un autre âge, lui montrait comment naviguer, comment diriger la barre pour les emmener où ils voulaient. Johan aussi avait droit à la douceur, et aussi au crochet du droit, de leur capitaine, mais ça, ça ne regardait pas le plus jeune, et les histoires de coucheries, il ne veut pas en entendre parler, surtout si ça concerne sa grande sœur, imaginez l’horreur.

Le blond à lunettes, Berwald, ne parlait que rarement, avait l’air du grand ours que personne n’ose approcher. Il descendait rarement de son poste d’observation, là-haut, dans la vigie. Il y montait parfois, pour regarder l’océan d’en haut, et apprenait à distinguer les navires et la terre que lui désignaient le blond, content peut-être, d’apprendre quelque chose à quelqu’un.

Le dernier membre d’équipage était le plus petit, et passait son temps à briquer le pont, le pantalon relevé sur des chevilles graciles de fille, et, malheureusement, il faisait aussi la cuisine à bord. Souriant, bavard, d’une gentillesse telle, Tino respirait la joie et le prenait sur ses genoux, lui racontait les exploits des trois plus vieux. Il avait la tendresse d’une maman, une maman championne de tir qui lui apprit à tirer au pistolet, comme l’avait quémandé le capitaine, soucieuse qu’il puisse se défendre en cas d’abordage.

Tous, elle les protégeait de sa poigne glaciale, faisant tomber un à un ceux qui se mettaient en travers de la route de son petit équipage. Ils n’avaient pas besoin de plus d’hommes, les anciens vikings, ils savaient se battre mieux que personne et connaissaient les mers, et les cieux, comme leur poche. Ils avaient leur fierté, elle en particulier. Femme forte, figure de proue du bateau transportant autrefois les êtres dont le seul nom faisait trembler l’Europe. S’ils ne déclenchaient plus la terreur à leur simple évocation, ils n’en étaient pas moins forts.

Nataniel s’avança prudemment de la poupe, suivant une luciole qui voletait près du bateau. Il grimpa sur la plate-forme haute de la caravelle, intéressé seulement par la petite lueur dansant devant ses yeux. Il tendit la main vers la luciole, et croisa le regard de glace de sa sœur. Regard qui se réchauffa instantanément quand elle le reconnut. La luciole prit place sur le tricorne de la jeune femme, une fée. Une fée qu’elle seule pouvait voir. Elle lui accorda un de ses micros sourires avant de lui ébouriffer les cheveux.

« Tu devrais aller te coucher.
_ L’est pas tard encore…
_ Pour les petits, si.
_ Hey, j’ai plus cinq ans !
_ Je sais, mais ça change pas le problème.
_ … J’veuxunehistoired’abord
. »

Un nouveau sourire éclaira brièvement le visage de la norvégienne. Liv le prit sur ses genoux, comme pour l’infantiliser encore plus, et se mit à lui conter une de ces vieilles légendes scandinaves, où des hommes aux carrures si imposantes qu’on les imaginait à peine voguaient sur les flots et découvraient des territoires inconnus où les attendaient monts et merveilles. Le vent ébouriffait leurs cheveux, le bruit des vagues s’écrasant contre la coque se mêlait à la voix de la norvégienne racontant son histoire d’un ton monocorde si familier aux oreilles de son petit frère, qui sentait au fur et à mesure le poids du sommeil sur ses paupières s’alourdissant doucement.

Soudain, la voix de Berwald s’éleva au-dessus d’eux, coupant Liv dans ses élucubrations fantastiques, captant leur attention. Il tenait sa longue vue pressée contre le verre de ses lunettes, et désignait une lueur au loin. Terre ? Non, vaisseau. Ami ou ennemi ? Allez savoir.

Liv laissa Nataniel planté là et grimpa rejoindre Berwald à la vigie, pour s’assurer de qui il s’agissait. Pavillon noir, pavillon de pirates, le pavillon des Kirkland, rien que ça. Elle descendit à toute vitesse, sonnant le branle-bas de combat. Les pirates anglais étaient là, ils étaient redoutables, il ne fallait pas mollir.

« Tino, lâche ce balai, Berwald, remonte les voiles, et bordel Johan SORS DE CE HAMAC ! » faisait la norvégienne, courant à droite à gauche, remontant les hommes, qu’ils se tiennent prêts, les Kirkland ne passeraient pas à côté d’eux sans tenter de piller leur cale grouillant d’or

Nataniel fit comme les autres et se prépara à combattre, aidant Tino à charger le canon, remplissant son propre pistolet de poudre, prêt à faire feu. Il était en train d’attacher une dague à sa ceinture quand sa sœur le prit par le bras et le poussa vers l’échelle de corde menant à la vigie. L’islandais protesta, mais le regard de glace que lui lançait le capitaine lui indiqua qu’elle n’admettait aucune discussion. Il grimpa alors jusqu’à la vigie, glissant tout de même quelques balles dans sa poche, condamné à regarder d’en haut.

Il les voyait s’agiter, d’en haut, éclairés par les lampes à huiles et la Lune. Ils étaient prêts, Johan aiguisant sa hache du plat du pouce, Berwald avait dégainé son sabre, Tino campait derrière le canon, fusil à l’épaule, et Liv tenait la barre, la luciole avait disparu de son tricorne au profit d’une forme verte encore imprécise. Nataniel leva les yeux vers le bateau imposant qui s’avançait jusqu’à être à leur hauteur, bateau de riches, bateau remplit d’argent sale et de poudre à canon, bateau qui allait signer leur fin, ou leur assurer de nouvelles richesses.

Les coups de canons commencèrent, sans aucune somation aucune. Un petit brun aux épais sourcils se chargeait de tirer les coups, maintenant les canons en place à lui tout seul, comme si les explosions ne le dérangeaient pas plus que ça. Tino, blessé dans son orgueil chargea et fit feu à son tour, visant le tireur ennemi. Les deux virtuoses du tir redoublaient de dextérité, concentrés par leur tâche, remplissant l’air d’une fumée âcre et détruisant les bateaux, faisant voler débris et poussière de chaque côté. L’islandais se cramponnait au mât, de peur qu’un boulet ne vienne s’écraser contre la base.

Puis, le canon s’arrêta de leur côté, regardant par-dessus le parapet, Nataniel constata avec horreur que Tino était tombé, recroquevillé au sol, il se tenait le ventre. Une grosse tache rouge se formait sur sa chemise. Il n’eut même pas le temps de voir qui était le lâche qui avait tiré en profitant que le finlandais était occupé à autre chose, déjà, l’abordage commençait. Trois blonds avaient sauté sur le bateau, couteaux entre les dents, prêts à en découdre avec les nordiques. La fumée ne s’était pas dispersée, le brun continuait à tirer depuis le navire ennemi, profitant de sa position de force. Grinçant des dents, Nataniel fouilla dans ses poches et chargea le pistolet, il se pencha par-dessus le parapet et visa entre les deux yeux. Et il tira, manquant de peu sa cible, qui prit la balle dans la joue. L’islandais s’apprêta à recharger pour finir le boulot, mais un sifflement près de son oreille lui fit tourner la tête vers l’autre bateau. Un enfant, petit, blond, aux sourcils épais, l’air mécontent, le visait avec une arme trop grande pour lui.

Liv, en bas, n’avait rien vu de tout ça, mais avait quand même noté que les tirs de canons avaient cessé. Elle regardait d’un œil inquiet les deux hommes se battre contre les frères Jones, redoublant de dextérité, évitant soigneusement de piétiner Tino, resté au sol. Johan jouait de sa hache comme jamais, évitant les coups de masse d’arme de l’américain, tandis que Berwald livrait un duel d’escrime très serré avec le canadien.

Elle, elle dirigeait son troll contre les créatures qu’invoquait l’anglais. Au coude à coude, les deux magiciens d’affrontaient dans un panache de couleurs et de lumières, parfaitement stoïques au milieu des coups de poings et de pieds que s’infligeaient leurs invocations respectives, se toisant du regard, la glace rencontrant l’émeraude. L’anglais esquissait parfois un rictus victorieux, qui s’effaçait bien vite face à la riposte de la norvégienne. Elle finirait la bataille à mains nues s’il le fallait, personne ne prendrait son navire, personne ne ferait du mal aux siens, pas tant qu’elle serait debout, oh ça elle le jurait…

« Jæja lítur þetta hálfviti á ensku! »

Liv sursauta en même temps que les autres quand la voix fluette s’éleva de la vigie du vaisseau anglais. D’en bas, elle distinguait son frère, débraillé, griffé au visage, qui tenait en joue un autre garçonnet, qui se débattait en braillant diverses insultes en anglais. Tremblant, l’islandais pressait son pistolet contre la joue du plus petit, fixant le british avec un regard qui se voulait assuré, mais qui ressemblait plus à de l’appréhension et du défi.

La norvégienne sourit. C’était un comportement de lâche, un comportement indigne d’un homme, que de menacer un enfant, c’était un comportement de pirate assoiffé d’or et de victoire. Et l’heure n’était pas à la morale. Elle tira son épée et la plaça sous la gorge du capitaine Kirkland, les deux autres hommes l’imitant en profitant de la confusion pour se mettre en position de force. Les vikings n’étaient pas réputés pour leur pitié, et ça n’avait pas changé. Cette nuit, ils gagnaient, pas de la manière la plus héroïque qui soit, mais qui leur en tiendrait rigueur ?



Traduction:
 
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MessageSujet: Re: Un p'tit OS qui se baladait sur une toile toile toile toile d'araignée ~ Dim 22 Jan - 1:26

SuFin, version Titanic ~
(Snäll, c'est Ladonia, au cas)


Non, il n’arrivait pas à y croire, à ça. Et pourtant, inexorablement, le pont penchait dangereusement, les faisant trébucher, amusant les quelques enfants encore insouciants du danger, qui se laissaient glisser sur la pente. Mais lui, ça ne l’amusait pas, ça lui faisait plutôt peur, ce bateau qui s’enfonçait dans les méandres de l’océan Atlantique. Les gens se pressaient autour de lui, dissimulant à peine leur inquiétude et leur empressement derrière ce masque d’indifférence et de soit disant détachement propre aux aristocrates. Le nez levé, les bonnes femmes fardées et engoncées dans leur gilet de sauvetage lorgnaient les canots, jugeaient leur confort et s’inquiétait de leurs possessions futiles.

S’il le pouvait, Tino leur foutrait des baffes, à ces femmes. Mais il s’inquiétait plutôt de se frayer un chemin dans la foule, tenant Peter par le bras, bousculant les badauds qui se pressaient près des canots. Berwald, derrière lui, portait Snäll comme un sac à patates, le petit ne marchant pas assez vite au goût du suédois. Tino jetait souvent des regards en arrière, pour s’assurer qu’ils le suivaient encore. Malgré l’interdiction aux hommes de monter dans les canots, le finlandais tenait à sauver ses deux petits. Les faire monter dans un de ces bateaux, leur accorder la chance de survivre à la catastrophe qui se produisait sous leurs yeux ébahis.

Arrivé près du parapet, Tino poussa Peter devant lui, le mettant à l’abri de ces hommes qui criaient à l’injustice, d’autres qui poussaient leurs fiancées en pleurs dans les canots. Tino grimaça. Bien sûr qu’il voulait faire de même, jeter ses petits dans le bateau, qu’ils survivent. Mais l’idée même de se séparer d’eux lui serrait le cœur. Il sentait les larmes lui monter aux yeux, une boule se formait dans sa gorge. Il renifla et reprit contenance, le cœur lourd, il leva les yeux vers Berwald, qui avait déposé Snäll au sol. Les deux garçonnets regardaient les adultes sans comprendre. Pourquoi ils ne montaient pas simplement dans le bateau.

Puis, Berwald sortit quelque chose de sa poche et le posa sur la tête de Tino, avant de l’affubler d’un châle piqué certainement à une femme dans la foule. Incrédule, le finlandais le laissa faire, le regardant avec des yeux ronds. Il ne comprit que quand Berwald ouvrit la bouche, s’adressant à un des officiers de bord dans son anglais approximatif.

« ‘ci ! Y’core ‘ne f’mme et des ‘nfants ! »

Son cœur rata un battement, la bouche ouverte dans une protestation muette, Tino fut entrainé vers le canot. Les yeux fixés sur Berwald, il fut installé sur l’un des bancs de bois, au milieu de toutes ses femmes éplorées, le nez dans leur mouchoir, qui sanglotaient en regardant leur mari, père, fiancé ou frère, parmi les rangs des hommes encore sur le pont. Ce n’est que quand on lui posa Peter sur les genoux que Tino réalisa ce qu’il se passait.

« Berwald ! Non ! » cria-t-il, tentant de sortir du bateau

Le suédois l’attrapa par les épaules et le fit se rasseoir, remettant Peter sur ses genoux. Il donna une couverture à Snäll, assis à côté, et se tourna vers Tino. Un sourire bienveillant ornait son visage d’ordinaire si fermé. Il se redressa et s’éloigna du bord, alors que les officiers amorcaient la descente. Tino déposa Peter à côté de lui et se releva, la main tendue vers le suédois.

« Berwald ! Pourquoi ? Ne fais pas ça ! Monte ! Vite !
_ L’f’mmes et l’fants d’bord, T’no. »

Les larmes aux yeux, Tino pris la main de Berwald, essayant de l’attirer à lui. Qu’est-ce qu’on s’en foutait du règlement, le canot n’était même pas plein ! Il y avait bien de la place pour lui après tout. Snäll et Peter, les yeux ronds, ne comprenaient pas.

« … Papa ne vient pas ? fit Peter d’une voix blanche
_ Nh.
_ Pourquoi ? Pourquoi tu viens pas ? Hein ? brailla Snäll, qui lui, commençait à comprendre
_ Y’a un ‘utre c’not p’ur les p’pas. On s’s’pare p’ur un p’tit m’ment, j’ste un p’tit m’ment. »

Tino tendait le bras, se raccrochait à cette main froide qu’était celle du suédois, tandis que le bateau descendait lentement. Les larmes dévalaient ses joues à une vitesse folle, alors que Berwald lui souriait tristement, à lui, et aux deux garçons qui le regardaient, ahuris.

« N’les l’ches p’s, T’no. » dit Berwald, alors que le bateau descendait encore, et qu’il lâchait la main du finlandais presque debout dans le canot

Tino se rassit, serrant Snäll et Peter contre lui, il laissa échapper des sanglots incontrôlés, les yeux rivés dans ceux du suédois qu’il ne reverrait jamais, et qui venait de les sauver tous les trois.


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